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4ème partie : Les forces nécessaires pour devenir créateur.

- Apprendre le savoir du « monde civilisé » et le compléter par nos forces de vie.

- Les quatre forces du processus de création sont disponibles, elles permettent d’accompagner le mouvement du vivant, mais non pas de s’y opposer.

- Le mode d’emploi : la synergie des forces est un mode opératoire ouvert et adapté à la complexité de la vie. Les phénomènes du vivant sont « complexes » à expliquer mais plus simples à mettre en œuvre.

- L’idéal du travail.

Conclusion : « Devenez ce que vous êtes, et foutez-moi la paix. »

Apprendre le savoir du « monde civilisé » et le compléter par nos forces de vie.

Le créateur n’est pas un marginal. Dans un premier temps, il peut apparaître comme tel. Quand il fait ses choix, il traverse une crise, il est incompris ou critiqué par son entourage (voir nos exemples dans chemin de vie). Mais pour bâtir son œuvre il va se confronter aux règles sociales, aux savoirs établis, aux techniques utilisées. Et, sur le tas, il va très vite assimiler, nécessité faisant loi.

Paradoxalement… Non naturellement ! Il doit tisser une nouvelle relation entre lui et le monde avec comme lien transitionnel : son œuvre à réaliser.

Dans notre roman, après la balade en humanité, nous développons à travers les dialogues de Dieu, Lucifer et Raphaël cette problématique de l’humain coupé du mouvement naturel. Dieu expose ce que l’homme a perdu en voulant donner du « confort » à son existence, en voulant se protéger de ses peurs.

Les quatre forces du processus de création sont disponibles, elles permettent d’accompagner le mouvement du vivant, mais non pas de s’y opposer.

Dieu agit positivement en stimulant quatre forces de l’esprit des deux « cobayes », la femme et l’homme de notre roman. Pour ne pas diminuer l’intérêt de la lecture, nous vous laissons les découvrir. Un résumé serait un schéma intellectuel appauvri, une simple carte alors que le roman est une invitation à parcourir ces nouveaux territoires.

Vous pouvez aussi découvrir le profil de ces forces en vous, en répondant aux questions d’un quizz sur ce site.

Les forces de création ne sont pas des recettes d’un bonheur facile, elles répondent plus à ces deux affirmations de Saint Ex :

« L’homme cherche d’abord sa propre densité, et non pas son bonheur. »

« Le bonheur n’est que chaleur des actes et contentement de la création. »

Le mode d’emploi : la synergie des forces est un mode opératoire ouvert et adapté à la complexité de la vie.

Les phénomènes du vivant sont « complexes » à expliquer mais plus simples à mettre en œuvre. Les quatre forces n’ont point de hiérarchie, laquelle est la plus importante, la moins importante ? La question est sans intérêt. Se demande-t-on si l’un de nos organes est plus important qu’un autre. Arbitrairement on peut jouer à ce classement, mais supprimez-en un et le corps entier est en péril. Entre eux, un fonctionnement d’interaction, d’influence, de régulation se fait en permanence. Les forces de création interagissent de la même façon, pas de manière logique, mais de manière analogique : un jeu de plus et de moins, d’un peu plus ou d’un peu moins pour servir un mouvement d’ensemble.

Quand nous nous lançons dans nos activités, particulièrement professionnelles, nous faisons abstraction de ces forces, nous recherchons une « performance » qui consiste souvent à faire la même chose que les autres mais en plus grand, en plus fort, en plus rapide, en moins cher… une performance illusoire du chiffre. La démarche de création consiste à ajouter ou temporiser cette performance par une qualité, une authenticité, qui donnent une originalité, une rareté, une puissance à nos activités.

Nous croyons que la meilleure voie de la réussite passe justement par l’expression de ce que nous sommes. En exprimant nos talents nous réussiront.

L’idéal du travail est de prendre beaucoup de plaisir, agir avec enthousiasme, s’amuser et en plus être payé pour ça. Comble de l’ironie de la vie, plus nous aurons cet élan, cette pêche plus nous serons payés cher en retour. Il m’arrivait souvent par provocation de dire que je n’avais jamais travaillé de ma vie. Cet état d’esprit n’est certainement pas donné à tout le monde, c’est sûr, mais rien n’est donné « à tout le monde », chacun ses armes et ses talents, à chacun son chemin de vie, voilà une manière de valoriser la riche diversité du vivant.

En conclusion de cette philosophie de la création nous pourrions laisser à Dieu le dernier mot :

« Devenez ce que vous êtes et foutez-moi la paix. »